Sofia - Qui suis-je vraiment ?

Sofia - Qui suis-je vraiment ?

Je ne suis pas ce que vous imaginez. Ou peut-être que si - mais pas pour les raisons que vous croyez. Je m'appelle Sofia, j'ai 27 ans, je vis à Genève, et j'ai choisi ce métier les yeux ouverts, avec curiosité et sans regret. Avant de savoir ce que je fais, commencez par savoir qui je suis.

Je commence toujours par me regarder dans le miroir avant de sortir. Pas par vanité - enfin, pas seulement. C'est plutôt un rituel. Une façon de me rappeler qui je suis, ce que j'ai choisi, et pourquoi je ne regrette rien.

Ce matin, comme tous les matins, j'ai vu une femme de 27 ans, brune, les yeux entre le noisette et le vert selon la lumière, un corps que j'entretiens parce qu'il est mon outil et mon plaisir à la fois. 1m72, des courbes que certains diraient "généreuses" - moi je dis juste féminines. Des mains fines. Une bouche que j'ai appris à utiliser de toutes les façons possibles, au sens propre comme au figuré.

Je m'appelle Sofia. Et non, ce n'est pas mon vrai prénom. Mais c'est le prénom que j'ai choisi, et dans ce métier, ce choix compte. Sofia, c'est la femme que je suis quand je suis pleinement moi-même - pas la fille sage que ma famille croit que je suis depuis que j'ai quitté Lyon à 22 ans pour "travailler dans la finance à Genève".

D'où je viens

J'ai grandi entre Lyon et Turin, fille d'un père français et d'une mère italienne qui m'ont appris que la beauté et l'intelligence ne s'opposent pas. J'ai fait des études de lettres, j'ai beaucoup lu, beaucoup voyagé avec peu d'argent, et j'ai très tôt compris que mon rapport au monde passait par les corps, par la séduction, par cette énergie particulière qui circule entre deux personnes qui se désirent.

À l'université, j'avais des amants. Plusieurs, souvent en même temps, ce qui ne me posait aucun problème moral - le problème, c'était plutôt d'expliquer ça à des garçons de 22 ans qui ne comprenaient pas encore qu'une femme pouvait vouloir du sexe sans vouloir une relation. J'aimais le désir. J'aimais le sentir monter chez l'autre. J'aimais avoir ce pouvoir-là.

Genève est arrivée dans ma vie un peu par hasard, beaucoup par curiosité. Une amie m'avait parlé de la ville, de l'argent qui y circulait, des hommes qui y vivaient - des hommes du monde, intelligents, avec du recul sur la vie. J'ai posé mes valises dans un petit appartement du quartier des Pâquis, j'ai trouvé un boulot alimentaire dans la traduction, et j'ai commencé à explorer.

Le moment où tout a basculé

Je ne vais pas tout raconter ici - il y a un article entier prévu pour ça. Mais disons simplement qu'à 23 ans, une rencontre avec un homme d'affaires genevois dans un bar du Mandarin Oriental a changé la trajectoire de ma vie. Pas parce qu'il était exceptionnel. Parce que cette nuit-là, j'ai compris que ce que je faisais naturellement - séduire, être présente, offrir une forme d'intimité rare - avait une valeur que les gens étaient prêts à payer très cher.

Ça peut choquer. Je comprends. Mais dans ma tête, ça a été une évidence calme, pas un traumatisme. J'ai juste vu une porte s'ouvrir.

Ce que je fais - et comment je le fais

Je suis escorte de luxe. Je reçois des hommes - des hommes choisis - à Genève, et je les accompagne parfois en déplacement à Zurich, Paris, Milan, ou ailleurs selon les demandes. Je ne travaille pas dans la rue, je n'ai pas de maquereau, je n'ai pas d'agence qui prend la moitié de ce que je gagne. Je gère tout moi-même : mes annonces, mes disponibilités, mes tarifs, mes limites.

Mes clients sont des hommes d'affaires, des cadres supérieurs, des expatriés, des hommes qui voyagent beaucoup et qui ont besoin d'une présence féminine de qualité - quelqu'un avec qui dîner, parler, rire, et oui, finir la nuit dans un lit sans avoir à gérer les complications d'une relation. Je ne juge pas ce besoin. Je le comprends. Je le partage, à ma façon.

Ce que j'offre, ce n'est pas juste du sexe. C'est une expérience complète : la conversation, l'élégance, la complicité, et quand la chimie est là - et elle est souvent là - une intimité physique que beaucoup de ces hommes ne trouvent plus ailleurs dans leur vie.

Qui je suis vraiment

Je lis. Beaucoup. Anaïs Nin, Kundera, des essais sur la psychologie du désir, des romans italiens que je lis en VO. Je cuisine bien quand j'en ai envie. Je fais du yoga trois fois par semaine parce que mon corps est mon capital et parce que ça me détend vraiment, pas juste pour le dire.

J'aime le bon vin, les hôtels avec de grandes baignoires, les hommes qui savent écouter avant de parler, et les nuits qui commencent par un verre et se terminent au petit matin sans qu'on ait vu le temps passer.

Je suis aussi quelqu'un qui a ses zones d'ombre. Des jours où la solitude pèse un peu. Des moments où je me demande ce que ça ferait d'être avec quelqu'un qui reste. Mais je suis honnête avec moi-même : pour l'instant, cette vie me convient. Elle me nourrit, financièrement et autrement. Et je ne vais pas faire semblant d'être malheureuse pour correspondre à l'image qu'on se fait de ce métier.

Pourquoi ce blog

J'ai décidé d'écrire parce que j'en avais assez des représentations caricaturales des escortes - soit des victimes, soit des personnages de série Netflix glamourisés à l'excès. La réalité est plus nuancée, plus humaine, et franchement, plus intéressante.

Dans les prochains articles, je vais tout raconter. Comment j'ai vraiment commencé. Ce qui se passe avant, pendant, après un rendez-vous. Ce que les hommes m'ont appris sur eux-mêmes - et sur moi. Les nuits inoubliables. Les moments difficiles. Les villes où j'ai travaillé. Les fantasmes qu'on m'a demandé d'exaucer.

Je vais être franche, parfois crue, parfois tendre. Parce que c'est comme ça que je suis.

Et si vous êtes en train de lire ces lignes en pensant que vous aimeriez me rencontrer - peut-être que c'est possible. Commencez par tout lire. Vous comprendrez mieux qui vous allez appeler.

Sofia

Sofia, 27 ans — Installée à Genève, elle assume pleinement sa vie d’escorte de luxe et en parle sans détour.

À travers ses récits, elle partage ses débuts, ses expériences avec une clientèle internationale, les avantages du métier (luxe, liberté), mais aussi les réalités plus complexes. Elle écrit simplement, avec franchise, et raconte ce qu’elle vit vraiment derrière les portes des hôtels suisses.

Ce texte à été à l'origine écrit en français.

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